Solar Voyager, Reykjavik

Solar Voyager, Reykjavik

J1: Notre séjour en Islande commençait sous de sombres auspices…à l’agence de location on me prévenait de suite: avis de tempête pour le lendemain, prudence sur les routes, et faites très attention en ouvrant les portières, surtout !  (il arrive souvent en Islande que celles-ci soient tout simplement arrachées par la force du vent… bienvenue dans le Nord). Nous avons commencé notre visite, étant donné le temps peu engageant, par une visite du Blue Lagoon, attraction touristique majeure, autrement dit bon piège à touristes,  mais qui, du point de vue du photographe, peut mériter tout de même le détour. Quelques photos de rochers entourés par l’eau du lagon – d’un incroyable bleu céruléen – plus tard, nous étions à Reykjavik, en train de photographier le fameux Solar Voyager (Drakkar solaire) sous un ciel couchant subitement teinté de rose.  Continuer la lecture

Voyage photo: Oiseaux de printemps en Bulgarie (du 24 mai au 2 Juin 2012)

Un voyage de 10 jours organisé par Spatia Wildlife / Voyages et Nature, guidé par Dobry Domuschiev, fondateur de Spatia W. et Patrick Dieudonné, photographe professionnel français, avec 4 photographes français: Isabelle, François, Jacques et Philippe.

huppe fasciee

huppe fasciée en vol

Ce voyage, le premier au printemps pour moi en Bulgarie, s’est révélé riche en surprises et découvertes. Je connais assez bien la Grèce, à la frontière sud de la Bulgarie, pour y avoir voyagé à plusieurs reprises et photographié les oiseaux en migration de printemps, principalement sur l’île de Lesbos. Je m’attendais donc à une présence importante des passereaux et aussi à de bonnes possibilités pour les oiseaux d’eau le long du Danube, au nord de la Bulgarie, à la frontière avec la Roumanie.
Notre voyage était en effet divisé en deux parties, la première près de la ville de Ruse (Tutrakan), dans le nord, et la seconde dans la célèbre vallée des roses, au centre de la Bulgarie, enserrée entre les monts de la Stara planina au nord (culminant à près de 2200 m) et les monts de Sredna Gora au sud, moins élevés, près de la ville de Gabrovo. Continuer la lecture

De  retour de Toscane où j’ai passé une excellente semaine de stage photo du 21 au 28 Avril, avec une météo changeante mais agréable, comme je les aime en tant que photographe, je vous livre quelques photos, une toute petite sélection, faite entre 2 voyages (je repars en effet en Bulgarie demain) dans une production bien plus large.
Ce voyage photo, dont vous pouvez trouver le descriptif ici, nous emmène sur les plus beaux points de vue de Toscane, sur les plus belles villes (Florence, Sienne, San Gimignano), sans oublier d’être attentifs à toute les bonnes surprises que nous révèle le voyage. Je me rends compte qu’à chaque visite en Toscane (je dois en être à la 10ème ou pas loin) je ramène des choses nouvelles, en fonction de la magie du temps et de l’heure.
Cette sélection d’images, qui comprend des panoramiques (par assemblage – 5 à 6 photos verticales) et des images normales (numériques – Nikon D3 / divers objectifs Nikon – développement Lightroom 4), n’est qu’un tout petit aperçu de ce qui est possible sur cette destination, et bon nombre des sites majeurs ne sont pas ici présentés (plus d’images dans la brochure du voyage Toscane).

Un autre stage photo en Toscane est prévu en automne (superbes ambiances) du 13 au 20 Octobre 2012: si vous désirez y participer, inscrivez-vous en ligne ou contactez-moi en utilisant le formulaire dédié sur cette page.

Présentation du Kiboko

Ce sac à dos revendique la palme de la légèreté (1,8 kg à vide sans compartiments) dans sa catégorie , celle des sacs à dos photo de grande capacité (30 L et plus). Une catégorie légitimement en vogue auprès des photographes qui voyagent beaucoup et veulent emmener plusieurs boitiers et optiques avec eux, depuis les grands angles jusqu’au 500 mm (monté) ou 600 mm (non monté).

Kiboko sac a dos photo

Le Kiboko bien entouré, D700 et 70-200 VR à g, 500 mm VR à dr.

Il est conçu par un photographe pro américain (et donc utilisateur averti), Andy Biggs, très souvent en voyage à l’étranger et en Afrique. Ce sac se conforme aux règlementations aériennes actuelles pour les dimensions généralement acceptées en cabine (55 x 35 x 25 cm) Si l’on prend soin de ne pas augmenter ses dimensions extérieures (en remplissant à fond les poches externes par ex.) il n’attire pas l’attention lors de l’embarquement. Ce qui vaut mieux car une fois rempli le sac dépasse allègrement les poids autorisés…
Lors de mon dernier (et premier) voyage avec le Kiboko je dépassais les 15 kg.. (pour 10 kg autorisés). Il reste également très discret avec un logo peu voyant et ne se signale pas particulièrement aux regards trop intéressés par un sac photo, ce qui est appréciable. Quelle que soit la conformité du sac photo, il reste conseillé, lorsque vous voyagez en  avion, de porter une veste photo avec de larges poches, afin de prendre plusieurs boitiers sur vous en cas de problème de poids…

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Le lac Kerkini est devenu célèbre auprès des ornithologues et des photographes par ses Pélicans, frisés et blancs, et par son décor de montagnes enneigées en hiver (mont Kerkini en arrière-plan). Ces dernières années plusieurs images réalisées en cet endroit ont été primées au célèbre concours Wildlife Photographer of the Year (Jari Peltomäki (Espèces en danger), Bence Mate).

Pélicans frisés (Pelecanus crispus) sur le lac Kerkini, Grèce.

Pélicans frisés (Pelecanus crispus) sur le lac Kerkini, Grèce.

L’histoire du pélican frisé (Dalmatian Pelican, Pelecanus crispus), une espèce globalement menacée Continuer la lecture

Les conditions exceptionnellement froides et les fortes chutes de neige en Europe de l’Est en cette fin Janvier 2012 m’ont amené à changer mon programme photo de ce début d’année. Nous étions partis pour photographier des Aigles royaux dans des affûts en altitude dans les Balkans, en Bulgarie, en compagnie de plusieurs photographes français et étrangers (dans le cadre d’un voyage organisé par Spatia Wildlife, dont je suis le correspondant en France – www.spatiawildlife.com et www.voyagesetnature.com). (voir descriptif Aigles royaux en Bulgarie sur le site)

Vautour fauve (Gyps fulvus) sous la neige, Bulgarie

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Les Iles Shetland (Ecosse)  – Pérégrinations photographiques 1

Cet article est le premier d’une série d’articles sur l’archipel des Shetland, magnifique groupe de plus d’une centaine d’îles au nord  de l’Ecosse, à peu de distance des Féroé et de la Norvège. Historiquement les Shetland ont été d’ailleurs plus proches de la sphère scandinave que des sphères d’influence gaélique ou anglo-saxonne.

Si vous me suivez dans ces pérégrinations photographiques, n’oubliez pas que la beauté et la naturalité de ces îles exceptionnelles, patrimoine européen et mondial de première importance (oiseaux et paysages) sont actuellement menacées par des projets d’énergie « renouvelables » disproportionnés.
Plus d’information dans cet autre article: Faut-il donc industrialiser les derniers espaces naturels d’Europe ?

Géographie des Iles Shetland, au nord de l’Ecosse

carte shetland Des îles à en perdre le nordLa carte ci-contre montre la structure de l’archipel, allongé dans le sens nord sud sur environ 110 km (sans compter Fair Isle) et dans le sens est-ouest sur environ 60 km dans sa plus grande largeur (sans Foula). Les côtes très découpées par des fjords (appelés ici voes) et la montée des mers après la dernière glaciation créent environ 1500 km de côtes pour une surface de 1400 km². On n’est jamais à plus de 5 km de la mer aux Shetland.
Le nombre d’îles dignes de ce nom s’élève à près d’une centaine: la garantie d’explorations toujours renouvelées, la plupart des grandes îles ayant chacune leur personnalité bien distincte. Outre Mainland, elle même subdivisée en régions distinctes par des isthmes, les principales îles sont (du sud au nord): Fair Isle, à mi-chemin des Orcades, Foula, Bressay, Noss, Papa Stour, Whalsay, Out skerries, Yell, Fetlar, Unst. Toutes (sauf Noss), sont desservies par des services fréquents ou réguliers (Fair Isle, Foula, piétons seulement) de ferries efficaces et sûrs. Des liaisons aériennes existent également à destination de Foula et Fair Isle.
On peut se rendre aux Shetland par ferry depuis Aberdeen ou par avion (atterrissage à Sumburgh airport, l’un des plus modernes d’Ecosse)

Mainland

L’île principale est Mainland, qui abrite la capitale, Lerwick (8000 hab., sur les 20 000 à peine que compte l’archipel). Capitale récente, puisque sa prééminence sur Scalloway, ancienne capitale à quelques lieues à l’ouest ne date que du XVIIème siècle. Par air, l’arrivée aux Shetland se fait par Sumburgh airport, tout au sud; par ferry, on débarque dans la baie très abritée de Lerwick, la meilleure du pays (protégée par l’île de Bressay juste en face).

Le Pays de l’Epée

Un ancien nom du pays, Hjaltland, ferait référence au « pays de l’épée ». Allusion aux moeurs des Vikings qui prirent possession des Shetland vers le IXe siècle ou à la forme allongée, avec garde ou pommeau au niveau de Mainland ouest et Bressay, de l’île dans son ensemble ? Sans doute un peu les deux.

Le gouvernement écossais veut développer à tout prix l’énergie éolienne. Mais ses projets à grande échelle soulèvent d’importants problèmes écologiques, plus grands que ceux qu’ils veulent résoudre.

Ainsi, les îles Shetland devraient recevoir la plus grande ferme éolienne terrestre d’Europe, un projet colossal qui sera visible de partout dans ces iles, détruisant leur beauté unique, et entrainera un bilan carbone défavorable sur près de 20 ans (extraction de la tourbe, qui stocke le CO2). De plus, des espèces d’oiseaux en déclin comme le Plongeon catmarin et le Courlis corlieu seront sévèrement touchées par la perte d’habitat et surtout les collisions en vol, comme le prévoient les études menées par la RSPB (Royal Society for the Protection of Birds).

Les falaises d'Eshaness, Shetland, droits réservés

Les falaises d’Eshaness, Shetland © Patrick Dieudonne Photo

Ce projet, qui a déjà endetté considérablement le gouvernement local des Shetland Continuer la lecture

Je voulais visiter les Dolomites depuis longtemps. Août, c’est connu, n’est pas la meilleure période de l’année pour une visite photo; la lumière était en effet dure très tôt dans la matinée et les couchers de soleil étaient souvent obscurcis par des nuages ​​bas. Le contraste sur les monts de calcaire blanc était parfois difficile à gérer. Il s’agissait donc plutôt d’une visite de repérage et d’agrément, mais le potentiel pour de superbes photos est immense. Il me faudra revenir en mi-saison pour obtenir de meilleures conditions.

Malgré tout,  j’ai pu réaliser quelques photos assez satisfaisantes. Celle-ci  est réalisée avec une chambre 4×5 Ebony SW45 et un objectif 180 mm Schneider, sur Fuji Velvia (format 6×12 cm rollfilm), et représente le lac Carezza, un petit lac vert émeraude au pied des pics du Latemar. En haute saison, il faut arriver tôt pour éviter les hordes de touristes qui se rassemblent ici à partir de 9h. C’est aussi nécessaire car le contraste est élevé et difficile à gérer plus tard.

Lac de Carezza, Dolomites

Lac de Carezza, Dolomites, Italie

Voici quelques photos supplémentaires. Je n’ai photographié qu’en argentique durant ce voyage, je souhaitais me replonger dans cette pratique et me confronter aux difficultés techniques de la mesure de lumière sans cellule interne (chambre 4×5 et Mamiya 7II). J’utilise un spotmètre Pentax (digital), très efficace et fiable. Les images obtenues sont scannées sur un Hasselblad Flextight X5.
Les images 6×7 dépassent en définition les résultats d’un 24×36 plein format numérique, les 4×5 inches ou les 6×12 cm jouent tout à fait dans une autre division ! Je suis devenu un grand fan des optiques Schneider, au contraste modéré et au piqué étonnant… J’ai utilisé un 5.6/65 Super-Angulon Linhof (exceptionnel),  un 5.6/75 Super-Angulon, un 8/90 Super-Angulon, un Super-Symmar 110 XL,  et un 5.6/180 Apo-Symmar, sur une chambre Ebony SW45 (ébène et titane), très légère mais rigide.

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